23.07.2009

Neverwhere (Neil Gaiman, 1996)

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  • Poche: 400 pages
  • Editeur : Avon Books; Édition : Reprint (14 octobre 1998)
  • Langue : Anglais
  • Titre : Neverwhere
  • Auteur : Neil Gaiman

Avant toute chose, je précise qu’il n’y a pas réellement d’ordre chronologique dans la diffusion des critiques des œuvres de Gaiman. Pour deux raisons, la première est que certains sont plus difficiles à dénicher que d’autres et la seconde parce que je reste tout simplement hermétique à certaines de ses œuvres (citons Stardust !).

Neverwhere ne donne pas directement le ton d’une histoire fantastique, l’ambiance sombre progressivement vers le fantastique bien qu’elle débute sur un ton très réaliste et plutôt dramatique, un homme découvre une femme gisant sur le bord de la route, il la recueille chez lui et le lendemain, il se voit projeté dans un Londres fantasmagorique qui existe parallèlement au Londres normal. Gaiman décrit deux univers, un de l’underground et le nôtre, chaque univers peut s’interpénétrer mais celui-ci qui appartient à l’un est invisible dans l’autre et réciproquement. Les qualités que je trouve imputables à Gaiman sont comme d’habitude ses définitions de personnages atypiques. Ici, nous avons droit à deux personnages qui sont des bourreaux immortels mais qui sont en quelque sorte des Dupont et Dupond. Derrière chaque passage sadique et horrifique se cache une réplique marrante qui atténue la portée épouvantable de ce qui précède, un peu comme procède le dernier Sam Raimi Drag me to hell même si celui-ci a des effets laxatifs à force de réexploiter les mêmes ficelles (ceci est un ordre débat).

Je ne vais pas pérorer des heures sur ce livre car il ne m’a pas plus emballé que cela. American Gods ou De bons présages parvenaient à nous faire apprécier le personnage principal, ici ce n’est pas le cas, on s’ennuie un peu. Les personnages secondaires donnent une dimension plus appréciables au livre (les sadiques cités ci-dessus) mais au vu de l’ensemble, cela ne suffit. Bref, une petite déception après la lecture de ce livre car le génie de Gaiman que l’on retrouve surtout dans Sandman n’est ici que très peu présent.

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