20.10.2009

Women (Charles Bukowski, 1978)

Hommage à un vieux dégueulasse !

 

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  • Poche: 382 pages
  • Collection : Le livre de poche
  • Titre : Women
  • Auteur : Charles Bukowski

J’avais été voir la projection du dernier Pixar (Up), il y a quelque temps. Précédemment, je reprochais aux films leurs happy ending et leurs déroulements nunuches. Cette fois-ci, la sensation fût à l’opposé, je me réjouissais de voir ce film plein de bons sentiments qui raconte les tribulations de ce vieillard qui veut à tout prix concrétiser le rêve de sa femme défunte. Je choisissais cette image pour vous situer Bukowski, qui se trouve à l’extrémité contraire de ce modèle.

Le personnage de Women est Bukowski lui-même, il s’appelle Henry Chinaski. Chinaski raconte ses déboires et ses jouissances avec les femmes, ses multiples rencontres avec ces gazelles qui vont et viennent. Il n’arrivera jamais à trouver sa chère et tendre, quand ce n’est pas elle qui déconne, c’est lui ! A la moindre dispute, il sonne à une de ses admiratrices et s’y rend à la condition qu’elle ait à sa disposition suffisamment d’alcool. Le vieux Chinaski est un alcoolo et pervers. Et pourtant, voilà que je ressens autant de sympathie pour ce vieux salopard que pour ce personnage sans ambiguïté de Pixar. Bukowski, c’est surtout cet ancien clodo qui se venge (en quelque sorte) de la gente féminine qu’il épiait sournoisement pendant ses années d’errances.

Par ailleurs, Bukowski ne revendique aucune filiation avec le mouvement de la beat generation. Il le rappelle dans son histoire où il explique qu'il regarde Burroughs tantôt en chien de faillance, tantôt en lui étant indifférent. Bukowski admet particulièrement aimer John Fante.

Après avoir discuté de cet auteur, plusieurs personnes m’ont demandé ce que Bukowski avait de si exceptionnel ? Effectivement, ne raconter que des histoires de beuveries et de sexes ne paraît pas bien folichon, mais sachez que si il n’y avait que cela, j’aurais bien vite passé mon chemin car c’est raconté avec une telle drôlerie et une sincérité qui nous rappelle notre quotidien à tous. Bukowski, c’est le couple moyen en plein, les rixes pour un rien, les scènes de ménage en public et toute cette animosité qui se noie rapidement dans l’amour tendre ou bestial selon la forme du vieux Buk’ !

Quelques extraits du livre de cet amateur de femmes qui les a tellement appréciée qu’il n’a pu que se résoudre à passer son existence à les découvrir … l’une après l’autre !

« Je veux baiser avec toi, elle a dit. A cause de ton visage.

- Qu’est-ce qu’il a mon visage ?

- Il est magnifique. Je veux détruire ton visage avec mon con.

- C’est l’inverse qui risque de se passer.

- T’y pas trop.

- T’as raison. Les cons sont indestructibles. » (p.39)

« Soit t’es trop soûl pour baiser le soir, soit t’es trop malade pour baiser le matin. » (p.42)

« Tu comprends pas. J’vais êt’ célèbre. Mon potentiel est plus élevé que le tien !

- Potentiel, j’ai dit, ça veut pas dire grand-chose. Faut y arriver tout seul. Presque tous les marmots au berceau ont un potentiel plus élevé que le mien. » (p.49)

Si ce qu’un écrivain écrit est publié et se vend comme des petits pains, l’écrivain se dit qu’il est génial. Si ce qu’un écrivain écrit est publié et se vend moyennement, l’écrivain se dit qu’il est génial. Si ce qu’un écrivain écrit est publié et se vend très mal, l’écrivain se dit qu’il est génial. Si ce qu’un écrivain écrit n’est jamais publié et qu’il n’a pas assez d’argent pour s’éditer à compte d’auteur, alors il se dit qu’il est vraiment génial … (p.184)

Les stars de rock se payaient des filles baisables ; les boxeurs qui montaient se payaient des filles baisables ; les grands matadors se payaient des vierges. Mais seuls les matadors méritaient ce qu’ils gagnaient. (p.187)

C’est ça le problème avec la gnôle, songeai-je en me servant un verre. S’il se passe un truc moche, on boit pour essayer d’oublier ; s’il se passe un truc chouette, on boit pour le fêter, et s’il ne se passe rien, on boit pour qu’il se passe quelque chose. (p.225)

16.10.2009

Seven (David Fincher, 1995)

Chaque péché retourné contre son pécheur

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  • Titre : Seven
  • Réalisateur : David Fincher
  • Origine : USA
  • Acteurs : Brad Pitt, Morgan Freeman, Gwyneth Paltrow, Kevin Spacey

Seven débute sur un montage parallèle qui présente tour à tour les inspecteurs Sommerset et Mills. Ils exécutent à rebours les mêmes mouvements, ce montage permet de montrer les dissemblances dans les habitudes des personnages. L’un (Sommerset (Morgan Freeman)) est seul, rangé, classique et souhaite à tout prix prendre sa retraite et fuir la société. L’autre (Mills (Brad Pitt)) est un jeune impétueux sans vergogne, impétueux et impertinent. Le contraste est d’autant plus saisissant que l’un est blanc et l’autre noir.


Opening très original soutenu par la musique de Nine Inch Nails (Closer : Precursor), c’est la seule séquence qui présente la méthode du tueur. Il est difficile en voyant pour la première fois le film de s’en rendre compte. Il se lime les doigts, affûte ses outils …

Mills catégorise le criminel comme un dément supplémentaire, Sommerset reconnaît en lui une sorte de génie maléfique et fait des recherches à son sujet. Le premier crime est perpétré contre un obèse, victime de son péché de gourmandise. On remarque dés cet instant que malgré la référence implicite à La divine comédie de Dante, les crimes sont perpétrés dans un ordre différent (Dante met dans le premier cercle les orgueilleux (comme Aristote etc …)). Il est important aussi de remarquer que l’intertitre mentionnant le jour suivant donne un indice au spectateur sur le meurtre auquel il va être confronté. Par exemple, le jour du crime de la paresse, on verra Mills assoupi sur l’épaule de Sommerset qui renvoie directement au meurtre de la paresse. Le tueur se réfère à nombre d'écrits célèbres : Dante, Milton ("Long est le chemin qui de la lumière mène à l'obscurité"), Chaucer (Les contes de Canterbury).

Seven, c’est aussi un contrepoint au film policier classique (ce n’est pas un thriller). Le tueur se rend à la police et proclame haut et fort ses « œuvres ». Le final ne consiste dés lors pas à la découverte du meurtrier mais plutôt à son dernier acte. Comme si le meurtrier lui-même était le seul acteur alors que Mills et Sommerset, tous policiers qu’ils soient, deviennent de simples spectateurs comme nous.

La séquence durant laquelle Sommerset et Mills amènent le tueur à l’endroit qu’il leur a recommandé, met en place un débat sur l’éthique du criminel. Pour Mills, le tueur n’aura pas plus de succès qu’un slogan publicitaire, il se positionne donc en tant que policier omniscient qui crée une sorte de barrière entre sa logique et celle du tueur, ceci est renforcé par le fait que David Fincher filme Brad Pitt de derrière les barreaux de la voiture pour montrer la subjectivité du tueur et inversement. Morgan Freeman ne cautionne en rien les actes du tueur mais essaie de comprendre la nature de ses agissements. Une nouvelle fois, Fincher illustre parfaitement cette tendance en filmant le regard de Freeman dans le rétroviseur de manière à montrer une sorte de proximité entre les personnages. Finalement, Freeman est plus proche de ce tueur qu’il pourchasse que de Pitt qui incarne la nouvelle police décadente. Freeman et le tueur sont d’accords, c’est sur la manière de crier leur mal qu’ils divergent d’opinion.

Il reste un cadavre à découvrir mais deux péchés à blâmer. La curiosité du spectateur est particulièrement éveillée. La camionnette de livraison approche et livre une boîte qui ne peut contenir un cadavre. Morgan Freeman ouvre la boîte et est terrifié par ce qu’il découvre. L’objet de sa découverte nous reste inconnu, Pitt tient en joue le tueur. Le tueur fait l’aveu d’envier la vie de Brad Pitt, Brad Pitt découvre que la tête de sa femme est dans la boîte et descend le tueur. Une fin des plus noires et une réussite énorme pour un des réalisateurs les plus talentueux de notre génération.

02.10.2009

The Chaser (Na Hong-Jin, 2009)

Chronique d’un sadique au rythme du djembé

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  • Titre : The Chaser
  • Réalisateur : Na Hong-Jin
  • Origine : Corée du Sud
  • Bande originale : Choi Jong-rock, Kim Jun-seok
  • Acteurs : Kim Yoon-seok, Ha Jeong-woo

The Chaser avait enthousiasmé les critiques belges lors du BIFF, on sait que c’est généralement gage de qualité. Le BIFF a entre autre su reconnaître les qualités de films émérites comme Black Sheep, Rec et j’en passe. Cette année, la concurrence était particulièrement rude avec cette pléthore de films asiatique qui envahissent à nouveau nos écrans à notre plus grand plaisir. The Chaser tirera son épingle du jeu, film survitaminé avec cette audace qui manquait cruellement aux thrillers de ces derniers temps. The Chaser, c’est une critique politique, économique, sociale, bref tout passe au vitriol au sein d’une intrigue qui ne manque pas de peps.

 

Résumé : Plusieurs prostituées disparaissent dans les ruelles sombres et labyrinthiques d’une mégapole coréenne. Leur mac enquête et découvre que le même numéro appelle toujours les filles le jour de leur disparition. S’ensuit une course effrénée entre le tueur et l’ex-flic devenu mac.

The Chaser a cette qualité de prendre à contre-emploi la tendance moderne « experts » du film policier. C’est-à-dire que nous sommes dans une histoire où l’évidence même empêche une résolution, le tueur se livre lui-même (rappelant d’ailleurs le cynisme de Seven) et la police patauge pour retrouver les corps alors que la tendance télévisuelle moderne nous montre des policiers omniscients qui peuvent retracer avec un brin de cheveux les dernières activités d’un homme. C’est donc cette ferveur réaliste qui fait froid dans le dos car Chaser nous montre les facilités avec lesquelles un décadent peut en venir à tuer et la passivité avec laquelle il dissimule ses crimes (les corps sont à peine enterrés puis déterrer par le chien !). Enfin soit, le monde dépeint est profondément individualiste, cru et rompt avec cette idée du tueur magnanime prêt à tout pour cacher ses crimes.

The Chaser a aussi cette touche coréenne qui donne tout son charme, cette violence teintée d’un humour sarcastique permanent. Le tueur n’est pas crédible, on le sait, c’est un jeunot pathétique qui pourrait au plus figurer dans la rubrique nécrologique d’un massacre scolaire. La touche humoristique du film est à chaque fois donnée lors des confrontations tueur/mac. Le second le frappe et scande la vérité mais la police cherche en vain une chimère. Un exemple de la chaser’s comedy est le transport du mac et du tueur vers le commissariat. Le tueur est pris pour une victime martyrisée par le mac et inversement jusqu’au moment où le tueur avoue de lui-même, non sans ironie, être coupable ... Comme dans Memories of murders, la critique de la police coréenne n’est pas en reste, on détruit les preuves, on patauge, c’est le bordel total !

Il y a énormément de séquences originales dans The Chaser, j’en ai choisis deux qui me semblent être pertinentes.

Séquence 1 : La scène d’ouverture nous montre le procédé du tueur. Toutefois, on ne verra aucune effusion de sang (il faudra attendre …), le procédé est d’une simplicité abyssale. On montre que la voiture est toujours parquée au même endroit, les prospectus s’amoncellent sur le pare-brise. Avec une économie de moyens extraordinaire, on a compris l’essentiel et le nœud du film, des femmes disparaissent enlevées par un tueur et le nœud de la critique, les rues coréennes sont tellement surchargées que le crime se perd dans ses méandres de ruelles où l’administration semble n’être qu’un mot galvaudé.

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Séquence 2 : Le mac parle avec une prostituée, elle raconte les sévices que perpétue le tueur sur ses victimes. Il cherche à savoir si elle a encore des messages de lui ou des photos. Contre-champ sur la petite fille qui assiste passive à ce dialogue. Le mac revient et s’arrête devant la voiture, elle le regarde et il lui rend son regard. Il est inquiet, on revient sur la petite fille qui pleure. Encore une fois, on évite le sempiternelle sentimentalisme : « Ta maman ne reviendra plus, tu devras être forte et grande ! ». Ce discours paternaliste est considéré comme acquis, le monde de Chaser est dur et impitoyable. Et c’est le mac qui devient le pourfendeur des libertés et le défenseur des opprimés, étrange paradoxe, non ?!

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Pour finir, j’aimerais spécifier que la bande son de The Chaser est remarquablement agencée. Il y a constamment un essai sur le rythme musical : rapide lors d’une poursuite, rapide mais saccadé lorsque les personnages commencent à se battre, lent lorsque la quête héroïque est sans espoir. Il y a aussi ces sons minimalistes bizarroïdes qui ne sont pas sans rappeler les thèmes de Murcoff durant lesquels on montre les exactions du tueur. The Chaser, un film à voir et à revoir sans aucuns doutes pour ceux qui souhaitent un peu d’exotisme et de nouveauté.

Valse avec Bachir (Ari Folman, 2008)

La culpabilité de l’indifférence !

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  • Titre : Valse avec Bachir (Waltz with Bashir)
  • Réalisateur : Ari Folman
  • Origine : Français, Allemand, Israélien
  • Bande originale : Max Richter

Valse avec Bachir a longtemps figuré dans cette liste de films que je prévois de voir sans avoir la conviction de vouloir le regarder réellement. On lui prête les qualités d’un chef d’œuvre mais j’ai eu du mal à me rétablir de A scanner Darkly dont l’esthétique m’était chère mais le thème quelque peu vulgaire et non original. M’intéressant dernièrement au conflit israélo-arabe, Valse avec Bachir devenait le parfait prétexte pour pallier à cette méconnaissance de la situation du Liban. Ce n’est donc pas avec un regard historique que je ferai cette critique, d’autres l’ont déjà fait avec succès. Toute cette mise en perspective était nécessaire pour vous préciser que je n’étais pas un partisan de Valse avec Bachir et que c’était par contrainte de cinéphile que j’ai saisi mon courage à deux mains pour le regarder. Et quelle erreur … ! Dés les premières notes de la musique Boaz and dogs de Max Richter, le film exerce sur nous un effet magnétique. Surfant en quelque sorte sur la vague du dessin animé historico-politique sacralisée ces dernières années par Persépolis, Valse avec Bachir nous plonge dans une battue montrant des chiens chassant inlassablement Ari qui les regarde du haut d’un building avec un regard dédaigneux.

Valse avec Bachir est un film politique et le sujet abordé n’a rien d’infantilisant, cette simplicité dans la narration tire son avantage de proposer une approche poétique. Ainsi, nous épousons le regard d’une sorte d’amnésique de la guerre. Je ne sais si le terme amnésique est approprié mais le nœud de l’intrigue est que cet homme cherche à tout prix à savoir ce qui s’est passé dans les camps de Sabra et Chatila et surtout de savoir qu’elle était son rôle. Le film tire son originalité du fait que le metteur en scène entremêle la réalité dure des faits (rapportés par les témoins) et la réalité fantasmée du soldat (enchevêtrement de séquences poétiques tirant peut-être leur origine dans la mythologie libanaise ?). Le soldat s’imagine par exemple perdu en pleine mer et une sirène géante lui vient en aide. Le tout est magistralement souligné par la musique de Max Richter, tantôt sérieuse avec des rythmes percutants qui rappellent les scores d’Hans Zimmer ou encore Harry Gregson Williams et les rythmes lents accompagnés de violons (la magnifique musique Haunted Ocean dont il y a 5 variantes au cours du film).

Pour conclure, j’aimerais montrer la séquence du film qui m’a marqué tant par sa qualité esthétique que par sa qualité narrative.

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Premier plan : Un afflux de femmes en bourca qui se ruent vers les habitations dont elles se sont faites déloger. Des affiches de la propagande électorale de Bachir pullulent sur les murs de la ville.

Deuxième plan : La caméra surplombe les femmes en bourca pour venir cadrer dans un plan rapproché le personnage principal dont on reconnaît aisément les traits (regard hagard durant toute l’anime, légère barbe, sentiment d’impuissance et d’incapacité).

Troisième plan : Images réelles de documentaires, les femmes en bourca découvrent leurs habitations détruites. Il n’y a plus de musique pour accompagner ce qui se passe à l’écran, les images se suffisent à elle-même. C’est sur cette note dramatique que finit Valse avec Bachir accusant en partie l’inaction israélienne face à ces agissements barbares dont l’illustre Bachir fût le sujet.

Ne nous targuons pas en tant qu’occidentaux d’estimer que ces faits ne sont le théâtre que de populations éloignées et « barbares », des faits similaires seront observés en ex-Yougoslavie à peine plus tard …

Cette séquence est atypique car premièrement, elle résume à elle seule l’intrigue de Valse avec Bachir (excepté le côté poétique car nous sommes strictement dans la réalité désormais …). Les palestiniens (peuple d’éternels martyres) payent les erreurs d’une minorité de leurs concitoyens terroristes par des purges dans leurs camps perpétrées par les phalangistes libanais (mouvement d’origine catholique, radical), Israël n’intervient pas dans le conflit comme le souligne Folman à travers le mutisme de Shimon Perez, la mort de Bachir doit être vengée par les phalangistes libanais ce qui engendrera ces purges. Les affiches disséminées dans la ruelle martèlent en nos têtes ce nom inconnu pour le commun des mortels de Bachir. A travers ce mouvement de caméra qui surplombe la masse, on découvre au centre du champ de bataille ; Ari, désabusé, perdu … La vérité est tellement inavouable et la culpabilité tellement forte qu’il a oublié ce passage de sa vie et tenté de l’embellir. Il ne peut désormais plus nier la vérité, il était là, passif. Il a tout vu mais n’a rien fait, n’est-ce pas le pire ?! La transition se fait dés lors entre les images du dessin animé et les images de type documentaire pour montrer que le personnage a changé de niveau de savoir, il se rappelle dés maintenant. Finie la poésie, fini l’embellissement, il ne peut plus qu’admettre son passé outrageant !

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