25.07.2009
Ruins (Warren Ellis & Cliff/Terese Nielsen, 1995)

- Poche: 64 pages
- Editeur : Marvel
- Langue : Anglais
- Titre : Ruins (Tome I : Men in fire / Tome II : Women in flight)
- Scénariste : Warren Ellis
- Dessinateurs : Cliff & Terese Nielsen
Il y a quelques comics qu’on découvre par hazard, qui ne vous a jamais été conseillé par personne et qui se révèle être une claque retentissante. C’est donc sans doute dans l’émotion du moment que je m’emballe pour Ruins qui est sans doute l’un des comics les plus intéressants que j’ai lu.
Résumé :
A une époque non révélée, un ex-photographe cherche à dénicher les preuves d’un effondrement de la société. Imaginez qu’il y ait pour chaque évènement heureux, un équivalent négatif. Que le monde dans lequel évolue le protagoniste est justement cet enfer journalier ?!
Warren Ellis
Vous vivez dans un monde peuplé de super héros comme Batman, Superman, Spiderman etc … Imaginez qu’à côté de cet univers édulcoré existe un monde sans espoirs. La première annonce renvoie à un fait avéré dans le monde du comic book, la mort de Captain America … Récemment, les scénaristes de Captain America ont créé un comic expliquant les raisons de sa mort puérile (tué par le revolver d’un fanatique). Les héros ne sont donc pas épargnés par la mort, sommes-nous dans une sorte de nouvelle mythologie scandinave ?
Partant de ce postulat qu’il existe un monde dans lequel tous les super héros meurent (On retrouve le bouclier de Captain America, Silver Surfer meurt alors qu’il approche de la terre, Batman assassiné d’une balle dans la tête tout comme Punisher et Bruce Banner (Hulk)). Le constat alarmant est que le monde dépeint a plus de ressemblances avec le nôtre (Les humains sont victimes de pathologies/virus divers(es)). Les personnages rencontrés au cours de l’histoire comme le colonel expliquent que par exemple que Captain America a déjà mangé de la chaire humaine. L’histoire nous rappelle que les super héros n’en restent pas moins des êtres humains. Et ce qui ce qui nourrissait leur puissance était en fait notre croyance en eux ! Par conséquent, quelle serait leur raison d’être dans un monde individuel et égoïste où personne ne pense au héros et le vide de sa puissance originelle. C’est étonnant comme le scénariste est parvenu à créer à partir du bagage du comic book, notre monde … En fait, la tendance contemporaine inverse justement les valeurs habituelles avec le dépoussiérage (raté) de Watchmen où le héros n’est plus synonyme de vertu ou d’altruisme.
Cliff et Terese Nielsen
Les deux dessinateurs proposent un dessin riche de précision dans la fresque diabolique qui est proposée, la mort de Silver Surfer nous dévoile chacun de ses organes se répandant dans l’univers qu’il a jadis voulu posséder. Les couleurs sont assez froides, seul le personnage possède un vêtement aux couleurs chaudes. Ce qui est par ailleurs impressionnant, c’est le fait que le dessin varie extrêmement au niveau des univers décrits (on est aussi bien dans l’espace que sur terre) sans pour autant faire sentir une carence dans la modélisation.

20:23 Publié dans Ellis Warren, Nielsen Cliff/ Terese | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : warren ellis, cliff nielsen, terese nielsen, punisher, captain america, batman, spiderman, ruins


